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Le loup gris exerce une grande influence sur les communautés de plantes et d’animaux l’entourent. C’est pour cette raison qu’il est une espèce « clé de voûte ». Tout comme la pierre la plus importante utilisée pour soutenir l’arche d’une construction, le loup assure l’équilibre entre les animaux et les plantes. Sans lui, les écosystèmes sont en moins bonne santé et perdent de leur biodiversité (c’est-à-dire qu’il y a moins d’espèces animales et végétales différentes).
Avant la venue des Européens en Amérique du Nord, de nombreux peuples autochtones entretenaient des liens étroits avec les loups. Ils admiraient la façon dont ces animaux travaillent ensemble comme une famille, et certains les traitaient comme des enseignants, des guides et même des frères. Mais lorsque les colons européens sont arrivés, ils ont défriché les terres pour construire des fermes et élever du bétail. À leurs yeux, ces prédateurs féroces n’étaient rien de plus qu’une menace pour leurs moutons, leurs chèvres et les autres animaux de la ferme. On peut encore observer leur peur des loups dans des contes comme Les trois petits cochons et Le Petit Chaperon rouge.
Après s’être établis, les colons ont tué un grand nombre de loups et se sont approprié leurs habitats. Une surprenante réaction en chaîne s’est alors produite, qui a touché les animaux, les plantes et même la topographie (le relief naturel de la surface de la Terre comme les collines, les vallées et les plaines). Puisque le loup est le superprédateur au sommet de la chaîne alimentaire, la diminution de sa population a fait exploser le nombre d’espèces-proies qu’il aime manger, comme le wapiti et le castor. Ces espèces maintenant en plus grand nombre ont mangé les plantes qui maintenaient le sol en place. Le sol s’est ensuite érodé et les inondations se sont succédé. L’écosystème en entier a souffert de l’absence des loups.
Aujourd’hui, nous savons à quel point les loups sont importants. Les scientifiques les ont réintroduits à plusieurs endroits, comme dans le parc national Yellowstone aux États-Unis. Grâce aux loups qui contrôlent les populations de proies, les plantes ont pu se rétablir, ce qui a ralenti l’érosion du sol en raison des racines qui tiennent tout en place.
Au Canada, les loups vivent maintenant dans 80 % de leur aire de répartition originale. Les populations dans certains endroits ont diminué, en particulier près des villes. Mais dans le nord, les routes et les pipelines permettent aux loups de se déplacer plus rapidement pour accéder à leurs proies, ce qui contribue à l’augmentation de certaines de leurs populations. En général, le nombre de loups au Canada est resté stable.
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